Le quotidien du village POURKIVOTER2027 rassemble ce matin les nouvelles du samedi 26 septembre. Chaque article est rédigé à partir de la presse de référence et renvoie à sa source.
À la une · campagne
Présidentielle 2027 : la messe du pape Léon XIV place de la Concorde révèle la fracture entre une droite présente et une gauche aux marches pour le climat
La visite du pape Léon XIV à Paris a dessiné, samedi 26 septembre, une carte politique saisissante : dans les tribunes officielles de la messe célébrée place de la Concorde devant plusieurs centaines de milliers de fidèles, Marine Le Pen, Jordan Bardella, Gabriel Attal, Édouard Philippe, Bruno Rétailleau et Éric Zemmour se côtoyaient sous les mêmes drapeaux blancs. Au même moment, à quelques kilomètres de là, Jean-Luc Mélenchon, Marine Tondelier et Fabien Roussel participaient aux marches pour le climat organisées dans plus de deux cent soixante villes de France. M. Mélenchon avait expliqué ne pas vouloir « imposer sa présence de mécréant » au pontife ; Olivier Faure, candidat à la primaire PS, a dénoncé une « pêche aux voix catholiques ». À sept mois du premier tour, la géographie du 26 septembre trace, en creux, le paysage du second.
Marine Tondelier, candidate des Écologistes à la présidentielle 2027, a effectué samedi 26 septembre sa première sortie publique depuis la naissance de son fils Léon, le 18 septembre, en se rendant à la marche pour le climat organisée à Arras (Pas-de-Calais), son fief politique. Venue en tant que « militante », avec son nouveau-né en landau, elle a déclaré à la presse : « Il se trouve que j'ai accouché il y a une semaine ; ça ne veut pas dire que c'est le retour en campagne à plein temps. » Le choix d'une manifestation environnementale plutôt que de la messe papale, simultanément célébrée à Paris, place Mme Tondelier dans une continuité symbolique avec M. Mélenchon et M. Roussel, également présents dans les cortèges.
Candidats concernés : Marine Tondelier. Leur programme est détaillé sujet par sujet sur leur fiche.
Nathalie Arthaud, candidate de Lutte Ouvrière à la présidentielle 2027, a tenu samedi 26 septembre son premier meeting de campagne présidentielle devant environ mille militants réunis à la salle de la Mutualité, à Paris. Sous le titre « Plus Léon Trotski que Léon XIV » — référence directe à la messe papale simultanée —, Mme Arthaud a attaqué Jean-Luc Mélenchon, accusé de « désarmer les travailleurs » et d'« aller dans le sens de Le Pen et de l'extrême droite » sur les questions géopolitiques. Elle a défendu un salaire minimum à 2 200 euros net et présenté sa campagne comme « un plan de combat, pas un programme électoral », rejetant tout vote utile en faveur de M. Mélenchon.
Candidats concernés : Nathalie Arthaud. Leur programme est détaillé sujet par sujet sur leur fiche.